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Lila Deen

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Salut les puceaux!!!
bienvenus dans ma vie, ne faites pas trop de bruit(marchez sur la pointe des pieds SVP)
je vous aime sans vous je ne serais rien...
MERCI PUBLIC Chaque femme devrait avoir quatre animaux dans sa vie. Un vison dans sa garde robe, une jaguar dans son garage, un tigre dans son lit et un imbécile pour payer les factures!

* Je cite par là l'illustre et non moins charismatique Paris Hilton.
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Absolutely Scandalous

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire...
December 04

Bof...

 
Parce que certaines choses sont tragiquement belles, parce que certains évenements vous font sentir plus vivants tout en vous rappelant que vous êtes mortels.
Parce que certains jours on comprend qu'on pourrait vivre mille ans et continuer à s'émerveiller d'un paysage ; et d'autres fois on se demande si on aura le courage d'affronter le jour d'après.
 
La conscience aigue des choses...
November 28

Oh la belle bleue...

 
Aujourd'hui j'ai perdu quelque chose de cher, cher à mon coeur, cher de souvenirs, de soupirs et de rires... Il y a des objets comme ça, moches, vieux et bons à jeter dont on ne voudrait jamais se séparer. Oui, je te parle à toi qui me lis, tu le connais ton vieux pull troué! Ton pantalon de jogging de l'époque où c'était encore à la mode le velour ras qui te donnait l'allure et l'odeur d'un rat mouillé au bout d'un tour de stade. Et toi là ! Tu crois que je ne le connais pas ton lapin en peluche rose à qui il manque un oeil mais qui traine sur ton lit depuis plus de vingt ans ? Guette le un peu mieux, tu verras à quel point il est moche d'un point de vue extérieur. Quand on cesse de regarder le monde avec les yeux de l'amour c'est fou ce qu'on peut voir...
 
Alors oui ma vieille Punto bleue nuit elle était moche, la radio tenait avec du scotch et sortait de son écrin au premier dos d'âne venu, oui elle ne démarrait jamais du premier coup et les voisins pensaient à faire circuler une pétition en vue de sa compression immédiate version César du cinéma. Mais je l'aimais cette voiture... Ma première... enfin la première bis plutôt. Il y en a eu une avant elle, mais nous n'étions pas sur la même longueur d'onde, elle me l'a assez vite fait comprendre, elle avait des penchants suicidaires et son remake de Thelma et Louise avec moi dans le rôle de Louise a eu raison de ma patience. Je l'ai abandonné trois mètres en contrebas de cette route de montagne et nous ne nous sommes plus jamais revues.
 
Mais avec la Punto, ce fut immédiatement l'osmose, nous aimions le même style d'hommes, nous avions les mêmes amis et on rigolait aux mêmes blagues. L'entente parfaite quoi !
Huit ans nous nous sommes aimées, et aujourd'hui il a fallu que je la vide de tous nos souvenirs, j'ai vu les allers-retours à la montagne, les pauses déjeuner passées à maudire mes patrons, la vie en Espagne, les big mac sur le parking avec notre amie commune Orély, les disputes quand l'Ex-Blond lui faisait des misères, les nuits montpelliéraines qui se finissaient invariablement par un debriefing dans la Punto, lles amourettes illégales, es nuits blanches à essayer de dormir le frein à main calé dans le nombril et le nez écrasé sur la vitre, l'aller-retour sur un coup de tête à Strasbourg... Tout est revenu d'un coup, très fort, trop fort peut être.
Le bien et le moins bien est arrivé pendant ces huit années, le premier licenciement professionnel, le premier chagrin d'amour, les fuites en avant, les angoisses, la maladie que je pensais soigner en roulant des heures entières... Par certains côtés la Punto c'était le seul endroit où je me sentais vraiment chez moi.
 
Demain elle s'en va, la dépanneuse vient la chercher et les voisins sont contents, elle a été remplacée très vite par une autre toute blanche, mais c'est un mâle cette fois-ci. Me consoler du deuil avec une autre femelle aurait été insultant pour elle, et pour notre amour. La Puntal restera la seule et unique femme de ma vie !
 
Le nouvel engin est plutôt pas mal, basique... et blanc. Du coup je ne le reconnais jamais, je tente de fracturer trois voitures blanches qui ne m'appartiennent pas par jour en moyenne. Mais je ne désespère pas, un jour il me fera signe, nous nous reconnaîtrons et je pourrai lui aussi le remplir de souvenirs et de grands moments.
 
Orly, je sais que cette note va te toucher, elle est d'ailleurs en grande partie pour toi... Kiss glossy à la Puntal. (k)
May 31

Poème d'Amour... ou pas.

 
Chers amis, amants, fans en délire, puSSo et autres compagnons à poils et à plumes,
 
Il m'arrive lors de grands moments d'ennui ou de grandes faiblesses ethyliques de jeter quelques mots au hasard sur une feuille. Dans le but avoué de faire concurrence à Voltaire, Victor Hugo et Vitaa. Voici un aperçu de cette sur-puissante force qui s'empare de moi, en espérant que vous éprouviez le même plaisir orgasmique que l'auteur (moi tsé) a ressenti en l'écrivant.
 
Spéciale Dédicace à Jean, lecteur fidèle et je le crois ami malgré la distance qui nous sépare. Garçon merveilleux s'il en est, qui a toujours une petite pensée pour moi lorsqu'il part en voyage, qui a su partager mes craintes, mes doutes et mes rires. Et qui répare dès qu'il le peut les bévues informatiques commises lorsque je me sens investi du pouvoir de Bill Gates.
 
Je tiens à présenter des excuses par avance à ma mère, mon père, le clergé et l'amicale des façadiers de France, pour ma grivoiserie qui pourrait les choquer. Mais la valeur d'une oeuvre d'art n'est-elle pas toujours reconnue en fonction des polémiques et des réactions qu'elle suscite?
 
 
Appuyée contre le mur en crépi blanc
Je subi ce gommage désincrustant
Qui aurait pu jurer de cette situation
Lorsque ta tête de con a retenu mon attention.

Plaquée contre le mur en crépi blanc
Je fais l'inventaire de mes amants
Un de plus sur la liste à ajouter
Pour preuve ma patcholle enflammée

Prisonnière contre le mur en crépi blanc
Je ris en repensant aux années d'antan
Celles où j'attendais le prince charmant
Rêvassant sous les étoiles et minaudant

Abandonnée contre le mur en crépi blanc
Pas beaucoup plus heureuse qu'avant
Je regarde partir le responsable de mes tracas
Ce mauvais coup que je n'aimais pas plus que ça.
 
 
Adrienne Pauly "L'amour avec un con"
envoyé par raph66
 
 
 
 
 
May 30

Psyché

               

            Pourquoi tu n’arrêtes pas de parler de toi ? Tu t’agites, tu fais de grands gestes, tu ries de tes  blagues. Quelques fois tu marques une pause et tu attends mon approbation ou une réaction. Je ne sais pas ce que tu veux, je n’écoute pas. Est-ce que tu te rends compte de l’enfer que tu me fais vivre ? Je te dévisage, c’est moi ou ta face est asymétrique ? Je sors de mon observation, j’entends les mots « compatibilité » et « rencontre ». Je suppose que tu parles de moi ou pire de nous… Je retourne à mon analyse, ta chemise est propre et repassée, tes yeux sont vifs, la veine de ton cou palpite. Ils sont vraiment exorbités tes yeux, je me demande si  fermés, tes paupières arrivent à les recouvrir. Je n’ai jamais rencontré un homme aux yeux si énormes… Si je rentre dans ton appartement minable ce soir pour me glisser dans tes draps propres et repassés ce sera juste pour mener l’investigation plus loin. De quoi parles-tu ? « Amélie », « rupture »… On doit en être à la partie « ex » de la discussion. Donc une fille prénommée Amélie détient le fameux secret, elle sait si tes yeux se ferment de temps en temps… Si je te demande son numéro pour lui poser la question, tu dirais non je pense, dommage ça m’aurait fait gagner du temps.

            C’est dingue les heures que les humains perdent à parler. Tu me racontes ta vie, les morceaux choisis bien sûr, donc forcément ceux qui ne m’intéressent pas. Moi je fais semblant d’écouter. La politesse est vraiment une tare dans ces moments là. Je n’ai qu’une envie c’est d’allumer une cigarette, de boire d’un trait la bouteille de rouge qui est posée devant moi, d’enlever mes chaussures de pute et de m’allonger sur le tapis du restaurant qui me semble cent fois plus accueillant que ces chaises au style pompeux.  Il faut admettre que tu n’as pas lésiné sur la sortie. Ca brille, c’est cher. Les nappes sont propres et repassées… tiens tout comme toi ! Tu as une tête à amidonner tes caleçons, il faudra que je vérifie ça aussi. Qu’est –ce que tu peux parler, c’est dingue, ta mère n’a jamais pris la peine de t’écouter quand tu étais petit du coup tu me le fais payer ? Ou alors tu essaies de meubler parce que je ne dis rien… Et si on jouait au Roi du Silence ? Tu pourrais reprendre ta respiration, manger un peu de ton magret, et moi je m’amuserais à te dire des choses blessantes et choquantes rien que pour te voir t’étouffer avec ton morceau de viande…  Je pourrais aussi te dégouter de moi, te dire que toute la ville m’est passée dessus, même ton père. Je t’annoncerais que je suis sous antidépresseurs depuis 3 ans, que je me saoule plus que de raison tous les weekends et que la robe que je porte ce soir n’est pas repassée.

            Mais tu as l’air tellement gentil que je ne peux pas faire ça. Il est difficile de taper sur les gens comme toi. Tu serais capable d’apprécier ou de me trouver des excuses en plus. Qu’est ce qu’il s’est passé dans ta petite vie pour que tu sois si fade ? On t’a lavé et repassé à la naissance ou quoi ? Même ton visage est placide, heureusement que tes gros yeux retiennent l’attention. Tes camarades de classe ont surement dû se moquer de ton regard de batracien. Ca pourrait expliquer ta nervosité, ce débit verbal éreintant. Tu veux qu’on se concentre sur tout sauf tes yeux. C’est pour cette raison que tu ne t’adresses qu’à mes seins depuis le début de la soirée ?

            Tiens tu es un passionné de Scrabble, j’aurais dû m’en douter. Je t’imagine très bien les soirs d’hiver devant le feu de cheminée, avec tes charentaises, ta mère et ton plateau de Scrabble. Tu dois aimer faire des solitaires et des sudoku aussi. Et quand tu as des invités, vous jouez aux mimes et au baccalauréat. Tu as des amis d’ailleurs ? A part Amélie je ne t’ai pas entendu prononcer le nom d’un autre être vivant, un chat peut être ? Je n’avais pas remarqué tes mains jusqu’à présent, très longues, très fines, elles ne sont pas abîmées. Je n’aime pas les intellectuels, ils m’agacent autant que je les ennuie. Passée leur excitation de sauter une potiche il ne reste plus grand-chose. Et moi je n’aime pas parler ou qu’on commente chacune de mes paroles en essayant de leur donner un sens profond. En général ce que je dis est à prendre au premier degré, pas de sens caché, pas d’allégorie ou que sais-je encore. On me dit artiste alors qu’il n’y a pas plus cartésien que mon esprit, je veux partir je pars, je veux dormir je dors, je veux être désagréable je le suis. Sauf avec toi  là en face. Tu ne me donnes pas envie de te chercher querelle, tu ne m’inspires rien, même pas le dégout.

            Le dessert arrive, ton discours va commencer à se préciser. Il faudrait peut être que je sois attentive, te regarder te débattre, transpirer un peu, qui va gagner ? Ta tête, ton cœur ou tes couilles ? Es-tu en train de te demander si je suis une de ces filles qui attend le grand Amour ou une de ces trainées qu’on rencontre dans les bars où on s’est échoué un soir d’ennui ?  Après tout c’est ce qu’il s’est passé. Je suis une fille de bar, tu n’avais personne avec qui jouer au scrabble, tu es venu boire un verre, puis deux, puis la tournée du patron…  Je me souviens pourquoi tu m’as plu ce soir là… Tu étais mélancolique et silencieux. J’ai aimé te regarder muet et sourd au monde qui t’entoure. Je me suis rapprochée de toi, tu te regardais dans le fond d’un verre, je me suis demandée ce que tu pouvais bien y voir. Tu as bu ta solitude avec moi ? Tu t’es perdu dans le noir de cet alcool ? Que tu étais beau, désespérément beau. Beau à en crever, tu as pensé à en finir ce soir là ? Est-ce que les gens comme toi ont des états d’âme ? Des malheurs à expulser ? Nous avons passé une bonne partie de la nuit ensemble, c’était notre première rencontre et nous n’avons pas échangé un mot. Que te dire de toute façon ? Je ne connais même pas ton prénom, je ne demande jamais le prénom des gens, je ne le retiens pas, tout comme je ne retiens pas le métier, la couleur préférée ou la quantité de sucres dans le café.  

            Pourquoi tu ne parles plus ? Ce silence est brutal. Il fait presque mal. Nos voisins de table ont-ils remarqué la perte de rythme ? Tu as fini ton dessert et tu me regardes, je reste figée, tu ne crois tout de même pas que je vais baisser les yeux la première. C’est écrit dans ton manuel de séduction ? Ils appellent ça l’  « eye contact » en Amérique. La règle dit que si je soutiens ton regard plus de 3 secondes c’est que je suis intéressée pour aller plus loin. Qu’est-ce qu’on n’écrit pas comme conneries de nos jours pour vendre et donner de l’espoir aux âmes en perdition. C’est un peu comme le concept de la religion, un livre avec des règles à respecter, si on obéit tout va bien, sinon c’est l’enfer des ténèbres ou du célibat selon le prophète qu’on a choisi de suivre.
Nous avons passé amplement les trois secondes de rigueur jeune homme, j’ai tacitement donné mon accord pour que tu me manques de respect cette nuit, demande l’addition, laisse un pourboire de 25% du montant global de la note et partons. Oui, moi aussi je connais les livres américains, il faut bien savoir à quelle sauce on va être mangé après tout.

            Ne me dis pas que tu comptes prendre un café. Tu ne veux tout de même pas que je passe sous la table… Le crapaud aux yeux énormes serait-il un pervers finalement? Tu en deviendrais presque intéressant pour le coup. Ton regard me cherche toujours, il me questionne… tu attends que je te dise quelque chose, c’est évident mais quoi ? Désolée je n’ai pas mes analyses sanguines pour te prouver l’absence d’MST dans mon corps, je ne compte absolument pas te proposer de partager la note, je n’ai pas envie de finir la soirée dans un karaoké, oui je prends la pilule, non je n’ai plus faim, merci c’était très bon… Laquelle de ces réponses attends tu exactement ?  J’ai peur de partir dans le hors sujet… est-ce que les femmes du monde vont « se repoudrer le nez » avant de sortir d’un restaurant ?

            Dans un soupir blasé tu te lèves de table, tu poses ta serviette en boule à côté de ton assiette. Je me rends compte que j’avais proprement plié la mienne pendant que tu me cherchais des yeux. Tu vas payer au comptoir, j’attrape mon sac, rechausse mes talons définitivement trop hauts pour ma carrure. Je me sens coupable, coupable de quelque chose que j’aurais oublié de commettre. Impression bizarre, comme une petite fille prise en faute je te suis dans la rue, tu marches quelques pas devant moi. Je remercie pour nous deux le serveur qui ferme la porte derrière moi. Je retrouve l’homme mélancolique et muet de notre première rencontre. Tu allumes une cigarette, tu ne me regardes plus, je suis toujours un peu derrière toi, je n’existe plus.  Pourquoi fais-tu ça ? Pourquoi ce silence ? Une douleur me serre la poitrine, la rage probablement, j’ai chaud, tu marches trop vite. J’ai envie de crier ton nom, que tu te retournes et me regarde enfin, mais je ne connais pas ton fichu prénom. Est-on sur le chemin de ton appartement, où va-t-on ? Grossier personnage. Tu accélères le pas, ces chaussures assassines m’empêchent de garder le rythme, je les abandonne sur le trottoir, de toute façon je ne les porterai plus jamais. Je cours presque maintenant, les passants me jugent, je remarque à peine leurs regards accusateurs, je ne vois que toi, ton dos, ta démarche sèche et rapide, ces grandes enjambées qui nous éloignent l’un de l’autre un peu plus chaque fois.

            Haletante et en sueur je stoppe ma course perdue d’avance. Je n’ai plus mes talons depuis quelques minutes, tu n’entends plus les cliquetis sur le trottoir, tu dois penser que j’ai finit de te suivre depuis un bon moment et tu ne t’es pas retourné. Il y a une vitrine devant moi, quel vilain reflet que voilà ! Décoiffée, les pieds nus et sales, le maquillage en désordre… A quel moment ais-je fauté ? Quand je ne t’ai pas remercié de l’invitation ? Quand j’ai refusé de te parler de moi ? Quand j’ai oublié de t’écouter ? Quand je suis devenue plus rouge que cet horrible tapis du restaurant lorsque tu m’as complimenté sur ma tenue ? Mais qui es-tu pauvre con pour espérer quoi que ce soit de moi ? C’est ton plaisir de ramasser les pauvres filles dans les bars et les abandonner deux jours plus tard sur un trottoir ? Elle t’a amusé la trainée ? Elle a occupé ta soirée ? Tu voulais toucher du doigt un autre monde ? T’encanailler avec une fille de rien ? Ah tu en auras des choses à raconter à tes snobinards d’amis lors de la prochaine soirée Monopoly, une petite anecdote grivoise pour la pause café du travail peut être, ou une mise en garde pour les enfants que tu auras avec une bonne bourgeoise bien coiffée. Assis au coin du feu, tu leurs raconteras que le monde n’est pas tout propre et repassé comme ils ont l’habitude de le voir. Tu leurs diras d’un air grave que d’autres n’ont pas leur chance, leurs écoles privées et leurs cours d’équitation et tu seras un bon père. J’imagine déjà ta bourgeoise te couver d’un œil amoureux et saluer ton humanisme. Elle ne se doutera même pas qu’à quelques rues d’ici, dans un bar, une femme te méprise et te maudit de tout son être.  

            Je voulais juste me faire sauter moi.

February 19

Discrimination et rejet.

 
Mes salutations du soir.
 
Je viens ici pour pousser ma beuglante, malgré mon manque d'humilité, mes sarcasmes et mes moqueries, il se cache au fond de moi une humaniste. Je déteste profondément qu'on s'attaque aux plus faibles. Voir une petite vieille se faire bousculer dans la rue, entendre un enfant pleurer après s'être pris une gifle injustifiée, subir les cris de ma soeur lorsque je lui roule sur le pied avec ma voiture... Tout ça me touche directement au coeur et je vole au secour de la veuve et de l'orphelin... pas pour sauver ma soeur, elle n'avait rien à faire sur ce trottoir à cette heure avancée de la soirée.
 
Vous connaissez tous le racisme, ce concept qui consiste à dire que la pigmentation de la peau est inversement proportionnelle à la valeur d'une personne. Même si effectivement je suis plus blanche que blanche, je ne considère pas mon cas personnel comme étant la norme. Le fait que je cumule certaines qualités n'est qu'un concours de circonstances et ma peau ne joue en rien là dedans. Je connais des blancs très cons, et je ne parle pas uniquement de mon beau frère.
 
Vous connaissez également les élitistes anti-commerciaux. Ceux qui partent du principe que si une chose est accessible au grand public c'est forcément nul. En général ils sévissent dans le milieu musical. Qui a décidé un jour que M.Pokora c'était nul? ... bon je prends un autre exemple, ce n'était pas le meilleur celui là. Vous avez certains musiciens ou groupes qui ont galéré pendant des années pour se faire remarquer par une maison de production: Christophe Maé, Tryo, Sinsemilia... Avant on pouvait les croiser dans des petits festivals un peu pouilleux, coincés entre deux autres groupes. A cette époque là, certains elitistes suivaient leurs carrières. Seulement du jour où ils ont sorti leur premier album et qu'on a commencé à les entendre à la radio, ils sont devenus "nuls". Comment vous expliquez ça? D'autant plus que les chansons sont les mêmes, le son est juste de meilleure qualité. Mais là il y a toujours un Elitiste, ou un crétin suivant votre humeur du jour, qui vous sort le fameux " Lui j'aimais bien avant, quand je le voyais au festival de la fête de l'asperge. Maintenant il est trop commercial". OH!!! Tu crois que lui il n'en avait pas marre de se taper la fête de l'asperge, la journée du muguet et le festival de la saucisse joyeuse tous les ans? A chanter sous des baches parce qu'il pleut et que la scène en bottes de foin, se transforme en bain de boue plus grand que celui de la Thalasso de Lamalou les Bains?
 
Ensuite vous avez l'hypocrite avec les handicapés. Celui là je l'aime bien, on lui a dit quand il était petit qu'il ne devait pas se moquer des gens en fauteuil roulant, alors dès qu'il en voit un, il baisse les yeux pour ne pas le regarder. Il ne vous aide pas non plus à traverser la route ou à ramasser vos affaires tombées au sol. Il ne veut pas vous donner l'impression de vous assister. Il dit à peine bonjour, et il passe vite. On ne l'accusera pas de moquerie ou de victimisation de la personne "à mobilité réduite". En général il est toujours très géné. Il en devient presque attendrissant de bêtise! Coeur rouge
 
Dans cette liste non exhaustive, vous trouvez egalement l'inverse de la categorie du dessus: Les méchants vilains pas beaux. Ceux là on les retrouve souvent à l'école. Vous savez ce sont les enfants qui se moquaient de vous parce que vous aviez des lunettes, un appareil dentaire, le cartable pas de la bonne marque ou un orteil supplémentaire. Qui n'a pas gâché la scolarité d'un plus faible que soi? Je ne jette pas la pierre, puisque j'ai été comme ça. En grandissant celà s'estompe un peu, souvent parce que la personne de qui on se moquait a pris sa revanche, soit en mettant fin à sa scolarité, soit en devenant bien mieux que vous. Bien sûr on continue à se moquer des fans de tuning ou des intervenants à Confessions Intimes mais eux c'est normal, ça s'excuse.
Mais certains méchants vilains pas beaux sont coriaces et se transforment en véritables frustrés, critiquant tout et n'importe quoi: donnant ainsi naissance à de nouvelles discriminations. Il suffit d'avoir la chose qu'ils n'ont pas et c'est parti. Ainsi depuis quelques temps je les entends s'énerver, s'égosiller, se prendre la tête contre, dans le désordre: les pauvres parce qu'ils touchent le RMI sans rien faire, les riches parce qu'ils ne veulent pas payer l'ISF, les patrons parce qu'ils ont tous les droits sur eux, les danseurs de tecktonik, les grands, les petits, les sportifs, les fêtards, les dépressifs qui ne se bougent pas pour guérir, les fumeurs, les lois anti-fumeurs... Oui, le vilain méchant pas beau déteste tout et tout le monde, et se contredit souvent... après il n'a pas tout à fait tort, il y a toujours au moins une raison de detester quelque chose... même la paix peut être détestable: trop calme.
 
Voici quelques phrases types du VMPB relevés sur le net et autres mails que je reçois à l'occasion:
 
"Je sais pas vous mais moi les voir nous projetter leur bonheur en pleine face, nous donner le rôle de 5°roue du carosse ça m'énerve"
"ça pue c'est nul, c'est de la merde"
"Je le connaissais avant, il a trop changé, ce n'est plus le même"
"Tu parles ! un cerveau pour deux et elle pense que le bonheur c'est ça".
 
Vous l'avez compris, à l'ère du celibat, des plats cuisinés Marie pour celibataires, des rouleaux de pq vendus à l'unité, être en couple est devenu ringard. On regarde les amoureux comme des pestiférés, des has been. Pour moi c'est un concept hyper vintage, follement kitsh, mais certains sont vraiment agressifs face à nos amis les couples; comme si le fait de réfléchir pour deux, de partager ses biens et son chat n'était déjà pas assez compliqué. On dit que le conjoint est un soutien, cela prouve donc que ces personnes ont besoin d'être assistées. Vous ne vous moquez plus des boiteux et des manchots alors laissez les couples en paix.
 
JE DENONCE HAUT ET FORT CETTE NOUVELLE VAGUE DE DISCRIMINATION. Nous avons tous le droit de nous sentir intégrés dans la société.
 
COUPLES JE VOUS AIME.
December 26

Y en a qu'ont essayé...

 

Je plaide coupable, effectivement je suis une mauvaise fille. Mais on m’a cherché quand même…

Tout a commencé avant-hier en fin d’après midi, je regardais mes cheveux pousser comme chaque jour à la même heure. Autour de moi tout était normal, j’étais sereine et détendue. Puis le téléphone vibre, un message qui me souhaitait tout le bonheur du monde… Perplexe, je ne réponds pas et retourne à mes occupations.

Je comptais tranquillement mes ongles, les vernissant tour à tour pour ne pas faire de doublons et fausser mes calculs, bref, un moment de calme et de tendresse envers moi-même comme chaque soir. Et de nouveau ce message qui me souhaite du bonheur.

Que ce soit clair, je n’ai rien contre les Bisounours même si je ne suis pas mécontente qu’on les ait tous parqués sur un nuage il y a quelques décennies. Je sais que certains vivent infiltrés au milieu de nous, je commence à les reconnaître, mais je ne cède pas à mon premier reflexe qui est la dénonciation, et de fait nous vivons en harmonie, nous ignorant poliment et simplement. Il ne sera pas dit que la collaboration est passée par moi.

Vous comprenez maintenant ma perplexité, pourquoi  moi ? Est-ce que j’ai, dans mon comportement, sans m’en rendre compte, laissé croire que j’étais interessée ? Qu’est ce qui a pu leur faire penser que j’étais sympathisante ?  Stressée, angoissée, je commence à regarder mon portable sentant que le harcèlement ne fait que commencer. Effectivement, les messages d’amour se multiplient et je suis là seule, déroutée.

Vite fermer toutes les portes et fenêtres,  en position fœtale sur le canapé j’attends mon heure. Je cherche dans ma mémoire pourquoi je mérite tant d’attentions, rien. Je vous le jure sur tout ce que je possède, je n’ai rien fait de gentil depuis des mois, rien. Je n’ai pas aidé une seule personne à se sortir de la galère, je n’ai fait aucune action désintéressée. Je ne vois qu’une solution, c’est une conspiration et je suis la cible.

Il me faut trouver un moyen de m’en sortir, deux perspectives s’offrent à moi : me laisser mourir dignement, belle, brillante, allongée sur mon lit, parée de ma plus belle robe. Attendre l’attaque imminente des Bisounours affamés d’amour.

Ou sortir et affronter l’assaut, combattre quitte à périr sous les coups de bises gluantes et aussi sincères qu’utiles.  L’idée m’effraie, je ne vous le cache pas, mourir noyée dans un océan de bave, je ne le souhaite à personne, mais ne serait-ce que pour ma biographie posthume, je me dois à une fin extraordinaire et héroïque.

Me voici parée pour le combat, une guirlande autour du cou pour tromper l’ennemi, je fais face au monde tel qu’il est. A l’extérieur les hostilités ont déjà commencé, les rues sont brillantes, luisantes, dangereuses. Mes  voisins sont touchés, mordus par le baiser fatal ils traversent sous mes yeux, un sourire béat aux lèvres, me remarquant à peine. Tous se dirigent tels des zombies vers le même endroit, visiblement une assemblée générale est prévue. La contre-révolution s’annonce ardue, je suis seule, quelqu’un m’attend-il quelque part ? Non, je suis seule et mon sourire ne fait pas illusion, je n’arrive pas à me grimer en Bisounours, ma robe en sarcasme ne trompe personne.

Vite une idée… pourrir le fruit ! Les meilleurs des soldats sont les enfants, je les vois courir partout avec leurs manteaux en chamallows, ils me font peur, ils m’ont toujours fait peur d’ailleurs. Leur taper dessus ? Les étrangler avec une guirlande ? Ils sont trop nombreux, je ne pourrais pas lutter longtemps. Révolte passive, tel sera mon angle d’attaque.

 

Je ne vais pas rentrer dans les détails, je n’assume pas tous mes actes et certaines scènes de cette nuit là sont trop affreuses pour être contées. Quoi qu’il en soit sachez que j’ai vaincu. Deux jours plus tard, tout est redevenu normal. Je pense même à libérer quelques enfants en guise de bonne volonté, je ne suis pas un monstre quand même.

En premier je vais d’ailleurs laisser partir Kevin qui pleure et cri sans marquer une pause depuis que je lui ai expliqué que Noël n’était qu’une mascarade. Ce bruit d’alarme incessant me fatigue et m’empêche de réfléchir. Ceci dit c’est le seul que les parents n’ont pas encore réclamé, je commence à comprendre…

October 08

Les PuSSo.

Kikou You.
 
Aujourd'hui je vais vous parler d'une ethnie qui me tient à coeur. Je suis souvent montrée du doigt pour cet attrait, mais je ne peux le nier plus longtemps... J'aime les puSSo.EmbarrasséCoeur rouge
 
Tout d'abord je dois éclaircir la notion, un puSSo n'est pas forcément puceau. C'est comme être blond, ce n'est pas forcément une définition capillaire, c'est plus un concept.
 
Le puSSo de manière générale est plus jeune que moi, mais pas toujours. Il n'a pas de style vestimentaire particulier même si on remarque souvent une petite touche coquette attendrissante.
Le puSSo est mignon, il a des yeux tendres, une douceur dans les gestes, une timidité contenue. Il sent bon, c'est important l'odeur. Le puSSo tu as toujours envie de le prendre dans tes bras et de le protéger.
 
J'aime le puSSo et il me le rend bien. Nous vivons en harmonie, il sait son appartenance et connait la majorité des membres du cheptel. Car en effet le puSSo n'est pas jaloux, il sait que mon Amour est assez grand pour qu'il ne souffre d'aucune compétition.
 
Le puSSo est pur, franc et assume totalement ses affections. Le puSSo est fait pour être en couple. Un puSSo célibataire n'est qu'un mauvais concours de circonstance, il est fait pour aimer et être aimé. Ce n'est pas un être passionné, il a besoin de confiance pour s'épanouir.  Il n'est pas très dur à apprivoiser, il vous suffit d'être honnête avec lui, de ne jamais mentir. Il acceptera tous vos défauts si vous les assumez, et vous trouvera belle comme ça.
 
Bien sûr cette éthnie regroupe plusieurs sous classes, on trouve des puSSo dans toutes les couches de la population, vous pouvez rencontrer entre autres:
 
- le puSSo d'élevage: Celui là n'est pas puSSo de nature, c'est moi qui l'ai conditionné. Je lui apprends à devenir l'homme idéal et il m'écoute, boit mes paroles et s'applique pour devenir celui que je souhaite voir en lui. Le puSSo d'élevage est fragile car très influençable, il peut se briser à la moindre rupture amoureuse et passer dans la catégorie anti-puSSo, il ne respectera plus rien ni personne.
 
- le puSSo racaille: C'est le plus fidèle de tous, en public il revêt une carapace dure et infranchissable, mais c'est un amour de puSSo. Il ne vous reste qu'à trouver le mot de code et il s'adoucit immédiatement. Ne comptez pas sur moi pour vous devoiler mes petits secrets pour apprivoiser le puSSo racaille, l'expérience ne vaut que si elle est vécue. Le puSSo racaille est très serviable et connait tous les trucs pour vous faciliter la vie, il est en général débrouillard et bricoleur.  Je le conseille aux femmes seules et en manque d'attention.
 
- le puSSo idéaliste: C'est le plus têtu, il croit au père noël, à la petite souris, à la princesse charmante. Il s'auto-proclame victime du système et de la société actuelle. Il a du mal à concilier ses idéaux et ses valeurs avec le monde qui nous entoure; et donc se sent un peu vilain petit canard. Votre seul rôle face au puSSo idéaliste et de ne pas le contredire, ceux sont les autres qui sont méchants. Bien sûr pour adopter ce puSSo là, il faut être douée d'une grande capacité d'écoute, de patience et d'un certain don de compassion.
Ce puSSo là m'agace assez vite, je l'échange généralement contre le puSSo préféré.
 
- le puSSo préféré: Il ressemble beaucoup au puSSo idéaliste, le côté loose en moins. Il voit le monde avec des yeux d'adulte, il a la notion du bien et du mal ancrée en lui. C'est un juste, il est de bon conseil et peut vous écouter vous plaindre pendant des heures sans se lasser. Le puSSo préféré est estampillé: "Meilleur ami de la femme après le chat". C'est votre confident. Souvent il vous ressemble au masculin. C'est le seul de ses congénères à avoir le droit de se trouver quelques fois en position d'égalité avec vous.
Dans votre cheptel il a une place de choix, et ne s'echange jamais contre un autre puSSo.
 
- le puSSo butineur: Celui là va de fleur en fleur, il aime la Femme (ou l'homme, le puSSo n'est pas forcément hétéro). Il ne respecte pas forcément la fleur en question, car seule vous avez grâce à ses yeux. Le puSSo butineur est ambigu dans ses sentiments, il ne sait pas s'il vous aime ou vous admire, si ce qu'il ressent est de l'Amour ou une affection très forte. Cette relation qui vous unie est fragile, vous representez un idéal pour lui, vous ne pouvez le décevoir même s'il vous pardonne tout. Ne vous mettez jamais en couple avec lui, de cet instant là vous cesserez d'être spéciale à ses yeux et deviendrez une fleur comme une autre. Pour conserver votre statut spécial, restez intouchable.
 
- le puSSo puceau: Eh oui, c'est le plus répandu. Celui là est difficile à garder. Souvent il fait partie de l'éthnie du puSSo malgré lui, ainsi il ne rêve que d'evasion. Ce puSSo là peut vous trahir à n'importe quel instant, vous devez rester sans cesse en eveil. Lorsque le puSSo n'est plus puceau seuls deux choix s'offrent à vous, le garder en puSSo d'élevage, puisqu'il connaît déjà le concept ou vous en débarrasser. Je ne vous conseille pas d'adopter un puSSo puceau, on est souvent déçu de la qualité sur la longueur.
 
 
Bien sûr cette liste n'a (vous vous en doutez) aucune valeur scientifique. Chaque fille a son cheptel de puSSo, mais ne s'en rend pas vraiment compte. Le puSSo est un concept très poétique malgré l'exposition très cartesienne que je viens de vous en faire.
Il représente un certain idéal, une certaine douceur et pureté dans la relation que vous avez avec lui. Malheureusement le puSSo ne devient que très rarement un petit ami, c'est ce qui fait tout son charme finalement.
C'est un être tellement respecté à nos yeux qu'on n'ose le toucher de peur de l'abîmer.
 
Je souhaitais lui rendre hommage...
 
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